📦Nom féminin/a.vɛʁ.sjɔ̃/courant

aversion

#sentiment#psychologie#relationnel

Définition

L'aversion est un sentiment de répulsion, de dégoût ou d'hostilité très forte et durable envers quelque chose ou quelqu'un. Ce n'est pas une simple préférence ou un désaccord passager, mais une réaction émotionnelle intense qui pousse à éviter activement l'objet de ce sentiment. Elle se situe à l'opposé de l'attirance ou de l'affection. On peut éprouver de l'aversion pour des choses concrètes (comme un aliment, un animal), des concepts abstraits (comme l'injustice, la violence), ou des personnes. Ce sentiment est souvent lié à une expérience négative passée, à des valeurs personnelles profondes, ou parfois à des préjugés. En psychologie, on parle aussi d'« aversion au risque » pour décrire la tendance à préférer éviter les pertes plutôt que de prendre des risques pour obtenir des gains équivalents. Comprendre ses aversions permet de mieux se connaître, mais il est aussi important de les questionner pour éviter qu'elles ne se transforment en rejet irrationnel.

Définition simple

L'aversion, c'est un très fort dégoût ou une grande hostilité envers quelque chose ou quelqu'un. C'est un sentiment qui te pousse à vraiment éviter ce que tu n'aimes pas du tout.

✏️Exemples d'utilisation

  • "Depuis qu'elle a été malade en mangeant des huîtres, elle a développé une aversion totale pour les fruits de mer."
  • "Son aversion pour l'hypocrisie le pousse à toujours dire la vérité, même quand elle est difficile à entendre."
  • "Dans le roman, l'aversion mutuelle entre les deux familles est à l'origine de la tragédie."

💡À retenir

Il est essentiel de distinguer l'aversion, sentiment profond et durable, d'une simple contrariété ou d'une préférence. Alors qu'une préférence est un choix (« je préfère les pommes aux poires »), l'aversion est une réaction émotionnelle forte (« j'ai une aversion pour les poires »). Ce sentiment peut être utile (aversion pour le danger) ou limitant (aversion non fondée pour une culture). En littérature, les auteurs utilisent souvent l'aversion d'un personnage pour créer du conflit ou révéler sa psychologie. Réfléchir à ses propres aversions est un bon exercice d'introspection.

Étymologie

Le mot « aversion » vient du latin « aversio », qui signifie « action de détourner ». Ce terme latin est lui-même dérivé du verbe « avertere », composé de « ab- » (loin de) et « vertere » (tourner). Littéralement, il évoque donc l'idée de se détourner, de repousser quelque chose ou quelqu'un. Il est entré dans la langue française au XIVe siècle avec le sens de répugnance profonde.

💬 Exemples d'utilisation

1

"Depuis qu'elle a été malade en mangeant des huîtres, elle a développé une aversion totale pour les fruits de mer."

2

"Son aversion pour l'hypocrisie le pousse à toujours dire la vérité, même quand elle est difficile à entendre."

3

"Dans le roman, l'aversion mutuelle entre les deux familles est à l'origine de la tragédie."

💡 À retenir

Il est essentiel de distinguer l'aversion, sentiment profond et durable, d'une simple contrariété ou d'une préférence. Alors qu'une préférence est un choix (« je préfère les pommes aux poires »), l'aversion est une réaction émotionnelle forte (« j'ai une aversion pour les poires »). Ce sentiment peut être utile (aversion pour le danger) ou limitant (aversion non fondée pour une culture). En littérature, les auteurs utilisent souvent l'aversion d'un personnage pour créer du conflit ou révéler sa psychologie. Réfléchir à ses propres aversions est un bon exercice d'introspection.

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