🏃Verbe//be.ɛʁ//rare

béèrent

#verbe#littéraire#passé simple

Définition

"Béèrent" est la conjugaison à la troisième personne du pluriel du passé simple du verbe "béer". Ce verbe, d'usage plutôt littéraire, signifie "être grand ouvert", "rester ouvert largement", souvent en évoquant une ouverture qui suscite l'étonnement ou la contemplation. Il décrit un état statique d'ouverture béante, comme une porte, une fenêtre, une blessure ou une bouche surprise. On l'emploie fréquemment pour créer une image forte, où l'ouverture semble immobile, profonde ou impressionnante. Par exemple, des "portes qui béèrent" sur un jardin secret suggèrent non seulement qu'elles étaient ouvertes, mais qu'elles offraient une vue ou un accès saisissant. Ce terme appartient au registre soutenu et est principalement rencontré dans les récits écrits, les descriptions poétiques ou les textes classiques. Il se distingue de verbes plus courants comme "s'ouvrir" ou "être ouvert" par sa connotation d'étonnement, de profondeur ou de fixité dans l'ouverture.

Définition simple

"Béèrent" veut dire "étaient grand ouverts". C'est une façon un peu ancienne et littéraire de le dire, qu'on utilise surtout dans les livres. Par exemple : "Les portes du château béèrent sur la salle vide."

✏️Exemples d'utilisation

  • "Les portes monumentales de la cathédrale béèrent sur la nef déserte, plongée dans la pénombre."
  • "Étonnés par le spectacle, les enfants béèrent d'admiration devant le feu d'artifice (emploi figuré et rare)."
  • "Dans le récit, les gouffres béèrent sous les pieds des aventuriers, semblant les appeler vers les profondeurs."

💡À retenir

Il est important de ne pas confondre "béer" (être ouvert) avec "bayer" (rester bouche bée d'étonnement), même s'ils partagent une origine commune. "Béèrent" est un temps du passé simple, réservé à l'écrit narratif. Son utilisation aujourd'hui est rare à l'oral mais peut être un choix stylistique à l'écrit pour donner une tonalité classique ou poétique à une description. C'est un verbe qui peint une image plus qu'il ne décrit une simple action.

Étymologie

Le verbe "béer" vient du latin populaire *batare*, signifiant "être ouvert, béant". Il est apparenté à "bayer" (rester bouche bée) et a évolué en français pour décrire principalement un état d'ouverture large. La forme "béèrent" correspond à la troisième personne du pluriel du passé simple de l'indicatif, un temps littéraire décrivant une action achevée dans le passé.

💬 Exemples d'utilisation

1

"Les portes monumentales de la cathédrale béèrent sur la nef déserte, plongée dans la pénombre."

2

"Étonnés par le spectacle, les enfants béèrent d'admiration devant le feu d'artifice (emploi figuré et rare)."

3

"Dans le récit, les gouffres béèrent sous les pieds des aventuriers, semblant les appeler vers les profondeurs."

💡 À retenir

Il est important de ne pas confondre "béer" (être ouvert) avec "bayer" (rester bouche bée d'étonnement), même s'ils partagent une origine commune. "Béèrent" est un temps du passé simple, réservé à l'écrit narratif. Son utilisation aujourd'hui est rare à l'oral mais peut être un choix stylistique à l'écrit pour donner une tonalité classique ou poétique à une description. C'est un verbe qui peint une image plus qu'il ne décrit une simple action.

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