📦Nom féminin/se.zyʁ/courant

césure

#poésie#rythme#littérature

Définition

La césure est un terme littéraire qui désigne la pause ou la coupure rythmique à l'intérieur d'un vers, particulièrement dans la poésie classique française. Elle marque la fin d'un groupe de mots et le début d'un autre, créant ainsi un rythme et une musicalité. Dans l'alexandrin classique (vers de 12 syllabes), la césure se place généralement après la sixième syllabe, divisant le vers en deux hémistiches égaux de six syllabes chacun. Cette pause n'est pas nécessairement marquée par une ponctuation, mais elle correspond à une respiration naturelle dans la lecture. La césure joue un rôle essentiel dans la structure du vers, influençant son rythme et son expressivité. Elle permet également de mettre en valeur certains mots ou idées. En typographie, le terme peut aussi désigner le trait d'union qui permet de couper un mot en fin de ligne, mais cet usage est secondaire par rapport à son sens poétique principal.

Définition simple

La césure est une pause dans un vers de poésie qui le divise en deux parties. Elle crée le rythme quand on lit le poème à voix haute.

✏️Exemples d'utilisation

  • "Dans l'alexandrin "Je suis le ténébreux, // le veuf, l'inconsolé" (Nerval), la césure est après "ténébreux"."
  • "La césure médiane est typique de l'alexandrin classique : "Les sanglots longs // des violons de l'automne" (Verlaine)."
  • "En typographie, on utilise une césure pour couper "im-possible" en fin de ligne."

💡À retenir

Comprendre la césure est essentiel pour analyser la poésie classique. Elle n'est pas qu'une simple pause : elle structure le vers, crée des effets de sens et participe à la musicalité du texte. Savoir repérer la césure permet de mieux apprécier le travail du poète sur le rythme et l'expression. En poésie moderne, les règles classiques de la césure sont souvent assouplies, mais le concept reste important pour analyser la versification.

Étymologie

Le mot "césure" vient du latin "caesura", qui signifie "coupure" ou "section". Il est dérivé du verbe "caedere" (couper, trancher). Ce terme a été adopté en français au XVIe siècle pour désigner spécifiquement la coupure dans un vers poétique.

💬 Exemples d'utilisation

1

"Dans l'alexandrin "Je suis le ténébreux, // le veuf, l'inconsolé" (Nerval), la césure est après "ténébreux"."

2

"La césure médiane est typique de l'alexandrin classique : "Les sanglots longs // des violons de l'automne" (Verlaine)."

3

"En typographie, on utilise une césure pour couper "im-possible" en fin de ligne."

💡 À retenir

Comprendre la césure est essentiel pour analyser la poésie classique. Elle n'est pas qu'une simple pause : elle structure le vers, crée des effets de sens et participe à la musicalité du texte. Savoir repérer la césure permet de mieux apprécier le travail du poète sur le rythme et l'expression. En poésie moderne, les règles classiques de la césure sont souvent assouplies, mais le concept reste important pour analyser la versification.

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