dîme
Définition
La dîme est un impôt en nature, principalement connu dans le contexte de l'Europe médiévale et de l'Ancien Régime en France. Il s'agissait d'un prélèvement obligatoire correspondant généralement à un dixième (10%) des récoltes agricoles (comme le blé, le vin ou le bétail) ou des revenus des paysans et des artisans. Cet impôt était perçu par l'Église catholique (on parle alors de « dîme ecclésiastique ») pour financer le clergé, les œuvres religieuses et l'entretien des églises. Dans certains cas, la dîme pouvait aussi être versée à un seigneur laïc. Elle constituait une charge importante pour les populations rurales et symbolisait à la fois le pouvoir religieux et le système féodal. La dîme a été officiellement abolie en France pendant la Révolution française, notamment par la nuit du 4 août 1789, qui a supprimé les privilèges. Aujourd'hui, le terme est parfois utilisé de manière métaphorique pour désigner une contribution ou un prélèvement important, bien que l'impôt moderne ait remplacé cette pratique.
Définition simple
La dîme était un impôt du Moyen Âge où les paysans devaient donner environ un dixième de leurs récoltes à l'Église ou au seigneur. Cela aidait à financer les prêtres et les églises. La Révolution française l'a supprimée.
✏️Exemples d'utilisation
- •"Les paysans devaient verser la dîme sur leur récolte de blé chaque automne."
- •"La dîme ecclésiastique était une source de revenus majeure pour l'Église médiévale."
- •"Abolie en 1789, la dîme a été remplacée par un système d'impôt plus moderne."
💡À retenir
La dîme illustre le lien entre pouvoir religieux, économique et social sous l'Ancien Régime. En prélevant une part des ressources, elle assurait la subsistance du clergé et renforçait son autorité. Son abolition marque une étape clé dans la séparation de l'Église et de l'État, ainsi que dans la fin des privilèges féodaux. Comprendre la dîme aide à saisir les inégalités de l'époque et les revendications qui ont conduit à la Révolution.
