dîmes
Définition
Les dîmes étaient, sous l'Ancien Régime en France (avant la Révolution de 1789), un impôt en nature prélevé par l'Église catholique sur les récoltes des paysans. Cet impôt correspondait théoriquement au dixième (d'où son nom) de la production agricole (céréales, vin, bétail...). Son paiement était obligatoire pour tous, croyants ou non, et constituait la principale ressource du clergé, lui permettant d'assurer son entretien, l'aide aux pauvres et la construction d'églises. La perception des dîmes était souvent source de tensions entre les paysans, qui trouvaient la charge lourde, et les décimateurs (ceux qui les recevaient, comme les curés, les évêques ou parfois des seigneurs laïcs). La dîme a été abolie pendant la Révolution française, dans la nuit du 4 août 1789, symbolisant la fin des privilèges de l'Église et du système féodal.
Définition simple
Les dîmes étaient un impôt payé en nourriture (blé, vin...) au Moyen Âge et après. Les paysans devaient donner environ un dixième de leurs récoltes à l'Église. Cela a été supprimé à la Révolution française.
✏️Exemples d'utilisation
- •"Les paysans se plaignaient du poids des dîmes, surtout après une mauvaise récolte."
- •"L'abolition des dîmes fut l'une des premières grandes décisions de l'Assemblée nationale en 1789."
- •"Le curé de village venait prélever la dîme sur l'aire de battage du blé."
💡À retenir
La dîme est un excellent exemple pour comprendre la société d'Ancien Régime, fondée sur les trois ordres : le clergé (qui perçoit la dîme), la noblesse et le Tiers État (qui la paie). Son abolition marque un tournant majeur : la fin des privilèges et la séparation des biens de l'Église et de l'État. Elle illustre aussi le passage d'une économie basée sur les redevances en nature à un système fiscal moderne en argent.
