gonadotrophine
Définition
Une gonadotrophine est une hormone glycoprotéique sécrétée par l'hypophyse (une petite glande située à la base du cerveau) dont la fonction principale est de stimuler le développement et le fonctionnement des gonades, c'est-à-dire les organes reproducteurs. Chez l'humain, les deux principales gonadotrophines sont l'hormone lutéinisante (LH) et l'hormone folliculo-stimulante (FSH). Elles jouent un rôle central dans la régulation du cycle menstruel chez la femme (en contrôlant l'ovulation et la production d'œstrogènes et de progestérone) et dans la production de spermatozoïdes et de testostérone chez l'homme. Ces hormones agissent comme des messagers chimiques : elles sont libérées dans le sang par l'hypophyse sous le contrôle de l'hypothalamus (une autre région du cerveau) et vont se fixer sur des récepteurs spécifiques situés sur les ovaires ou les testicules pour déclencher leur action. Leur production est régulée par un système de rétroaction complexe impliquant les hormones sexuelles.
Définition simple
Une gonadotrophine est une hormone produite par le cerveau qui envoie un message aux organes reproducteurs (ovaires ou testicules) pour les faire fonctionner, comme déclencher l'ovulation ou produire des spermatozoïdes.
✏️Exemples d'utilisation
- •"La FSH (hormone folliculo-stimulante) est une gonadotrophine qui, chez la femme, stimule la croissance des follicules ovariens."
- •"L'injection de gonadotrophines est parfois utilisée dans les traitements pour l'aide médicale à la procréation (AMP) pour induire une ovulation."
- •"La gonadotrophine chorionique humaine (hCG), produite pendant la grossesse, est une hormone apparentée aux gonadotrophines et utilisée dans les tests de grossesse."
💡À retenir
Comprendre les gonadotrophines, c'est saisir un maillon essentiel du système endocrinien qui relie le cerveau à la reproduction. Leur découverte a permis des avancées majeures en médecine, notamment pour traiter certains troubles de la fertilité ou pour développer des contraceptifs hormonaux. Leur dosage dans le sang est un outil diagnostique courant en gynécologie et en andrologie. Leur mécanisme d'action illustre parfaitement le principe de la régulation hormonale en boucle (rétroaction).
