gréco-romains
Définition
L'adjectif 'gréco-romains' (au masculin pluriel) qualifie ce qui relève de la civilisation hybride née de la rencontre, de l'assimilation et de la fusion des cultures de la Grèce antique et de la Rome antique, principalement à partir du IIe siècle av. J.-C. Cette période, souvent appelée 'monde gréco-romain', s'étend jusqu'à la fin de l'Empire romain d'Occident (Ve siècle apr. J.-C.). Elle caractérise une synthèse culturelle où Rome, après avoir conquis la Grèce, adopte et adapte massivement ses apports dans des domaines fondamentaux : la philosophie (stoïcisme, épicurisme), la littérature, l'art (sculpture, architecture avec les ordres grecs), la mythologie (les dieux romains sont assimilés aux dieux grecs) et les sciences. L'expression désigne ainsi non pas deux cultures séparées, mais une civilisation unifiée autour de la Méditerranée, où la langue grecque reste celle de la culture savante et la langue latine celle de l'administration et du droit. Le monde gréco-romain constitue l'un des fondements majeurs de la civilisation occidentale.
Définition simple
Qualifie ce qui mélange la culture de la Grèce antique et celle de la Rome antique. Après avoir conquis la Grèce, les Romains ont repris beaucoup de ses idées, son art et ses dieux, créant une civilisation commune.
✏️Exemples d'utilisation
- •"La mythologie gréco-romaine présente Jupiter (romain) comme l'équivalent de Zeus (grec)."
- •"Les thermes de Caracalla à Rome sont un exemple d'architecture gréco-romaine, mêlant techniques romaines et décorations grecques."
- •"La lutte gréco-romaine est un sport de combat moderne inspiré de pratiques antiques."
💡À retenir
Il est important de comprendre que 'gréco-romain' ne signifie pas 'grec ET romain' comme deux éléments distincts, mais bien une fusion. Cette synthèse fut si profonde qu'il est souvent difficile de démêler ce qui est purement grec de ce qui est purement romain dans l'héritage antique. Le terme s'applique aussi à des pratiques sportives modernes (comme la lutte gréco-romaine, codifiée au XIXe siècle) qui se réclament de cette tradition antique, bien que de manière recréée.
