📦Nom féminin/lɔ.ɡɔ.ʁe/courant

logorrhée

#langage#médecine#critique

Définition

La logorrhée est un terme qui désigne un flux de paroles excessif, incontrôlé et souvent vide de sens. Une personne atteinte de logorrhée parle de manière continue, rapide et compulsive, sans laisser aux autres la possibilité d'intervenir. Le discours peut être décousu, passer d'un sujet à un autre sans logique apparente, et les phrases sont parfois incomplètes. En psychiatrie, la logorrhée est considérée comme un symptôme pouvant apparaître dans certains états d'excitation (comme la manie) ou de troubles neurologiques. Dans le langage courant, on utilise aussi ce mot de façon critique pour qualifier un discours interminable, bavard et ennuyeux, comme celui d'un orateur qui ne sait pas s'arrêter ou d'un texte littéraire trop verbeux. C'est l'opposé de la concision et de la sobriété.

Définition simple

La logorrhée, c'est quand une personne parle beaucoup, trop vite et sans s'arrêter, souvent pour ne rien dire d'important. C'est un flot de paroles qui peut être fatigant pour ceux qui écoutent.

✏️Exemples d'utilisation

  • "Le politicien, dans un état d'excitation manifeste, était pris d'une logorrhée telle que les journalistes ne purent lui poser aucune question."
  • "Les dernières pages de ce roman sont d'une logorrhée insupportable ; l'auteur ne parvient plus à conclure son histoire et noie le lecteur sous des descriptions inutiles."
  • "Au téléphone, ma tante est souvent atteinte de logorrhée : elle parle pendant vingt minutes sans reprendre son souffle, sautant du temps qu'il fait à ses rhumatismes."

💡À retenir

Il est important de distinguer l'éloquence ou la simple loquacité (le fait d'être bavard) de la logorrhée. La logorrhée a une dimension pathologique ou extrêmement négative : le discours perd sa fonction de communication. Il ne s'agit plus d'échanger des idées, mais de déverser des mots. En analyse de discours ou en critique littéraire, repérer une logorrhée chez un personnage ou un auteur permet de comprendre un trait de caractère (vanité, agitation, angoisse) ou un défaut de style.

Étymologie

Le mot "logorrhée" vient du grec ancien. Il est composé de "logos" qui signifie "parole, discours" et de "rhoia" qui signifie "écoulement, flux". Littéralement, il désigne donc un "flux de paroles". Ce terme est entré dans la langue française au XIXe siècle, d'abord dans le vocabulaire médical pour décrire un symptôme, avant de s'étendre au langage courant.

💬 Exemples d'utilisation

1

"Le politicien, dans un état d'excitation manifeste, était pris d'une logorrhée telle que les journalistes ne purent lui poser aucune question."

2

"Les dernières pages de ce roman sont d'une logorrhée insupportable ; l'auteur ne parvient plus à conclure son histoire et noie le lecteur sous des descriptions inutiles."

3

"Au téléphone, ma tante est souvent atteinte de logorrhée : elle parle pendant vingt minutes sans reprendre son souffle, sautant du temps qu'il fait à ses rhumatismes."

💡 À retenir

Il est important de distinguer l'éloquence ou la simple loquacité (le fait d'être bavard) de la logorrhée. La logorrhée a une dimension pathologique ou extrêmement négative : le discours perd sa fonction de communication. Il ne s'agit plus d'échanger des idées, mais de déverser des mots. En analyse de discours ou en critique littéraire, repérer une logorrhée chez un personnage ou un auteur permet de comprendre un trait de caractère (vanité, agitation, angoisse) ou un défaut de style.

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