lézardée
Définition
'Lézardée' est la forme féminine de l'adjectif 'lézardé'. Il décrit principalement une surface, le plus souvent un mur, un plafond, un plâtre ou une peinture, qui présente un réseau de fines fissures. Ces fissures, semblables à des craquelures, peuvent être superficielles ou plus profondes. Elles résultent généralement de contraintes mécaniques (comme le tassement d'un bâtiment), de variations de température (le gel et le dégel), d'une sécheresse excessive, ou simplement du vieillissement des matériaux. Une surface lézardée n'est pas forcément en danger immédiat de s'effondrer, mais elle indique une fragilité et une détérioration. Le terme évoque aussi l'idée de lenteur et d'immobilité, en référence au lézard qui se chauffe au soleil sans bouger, comme si le temps lui-même avait marqué la surface de ses traces. On peut également l'utiliser de manière métaphorique pour décrire quelque chose de fragile ou de fêlé, comme une relation ou un accord.
Définition simple
Quelque chose de 'lézardée', comme un vieux mur, est couverte de petites fissures ou de craquelures. C'est souvent dû au temps qui passe, au gel ou à la sécheresse. Cela montre que la surface est abîmée et fragile.
✏️Exemples d'utilisation
- •"La façade de la vieille maison était toute lézardée par les années de soleil et de gel."
- •"Après la sécheresse, la terre cuite du vase s'est lézardée de fines craquelures."
- •"Son sourire, autrefois franc, était maintenant lézardé de méfiance."
💡À retenir
Il est important de ne pas confondre 'lézardée' avec 'fissurée', même si les deux évoquent des cassures. 'Lézardée' suggère un réseau de fines craquelures souvent superficielles et ramifiées, comme une toile d'araignée, tandis qu'une 'fissure' peut être une cassure unique et plus profonde. Ce mot est très utilisé dans le domaine du bâtiment pour décrire l'état des enduits ou des peintures. Son image est puissante car elle associe la dégradation matérielle à la lenteur et à la chaleur, renvoyant à l'étymologie du lézard.
