🏃Verbe//ma.kʁo.te//rare

maquereauter

#argot#vieilli#société

Définition

Maquereauter est un verbe d'argot, aujourd'hui vieilli, qui signifie exercer le métier de maquereau, c'est-à-dire se livrer au proxénétisme. Le proxénétisme consiste à tirer profit, de manière organisée, de la prostitution d'autrui en vivant de ses revenus. Historiquement, le terme évoque une activité illégale et moralement condamnable, où une personne (le maquereau ou la maquerelle) sert d'intermédiaire pour organiser et contrôler l'activité de prostituées, souvent en usant de manipulation, de violence ou d'exploitation. Au-delà de ce sens premier et très spécifique, le verbe peut parfois être utilisé de façon métaphorique et atténuée pour signifier 'servir d'intermédiaire intéressé' ou 'mener une affaire de manière peu scrupuleuse', mais cet usage est marginal. Le terme porte une connotation fortement péjorative et renvoie à une réalité sociale complexe et souvent clandestine.

Définition simple

Maquereauter, c'est le fait, pour une personne, de gagner de l'argent en exploitant la prostitution des autres. C'est une activité illégale et très grave.

✏️Exemples d'utilisation

  • "Dans le roman naturaliste, certains personnages sont décrits comme vivant en maquereautant."
  • "Ce terme argotique, 'maquereauter', est souvent remplacé dans le langage contemporain par 'faire du proxénétisme'."
  • "Il ne faut pas confondre : un simple intermédiaire commercial n'est pas en train de 'maquereauter', ce verbe implique une exploitation malhonnête et illégale."

💡À retenir

Ce mot, bien que rare dans le langage courant aujourd'hui, est important à connaître pour comprendre des textes littéraires ou historiques évoquant la société et ses marges. Il illustre comment la langue peut créer des verbes à partir de noms ('maquereau') pour désigner une activité. Son étude permet aussi d'aborder, avec un vocabulaire précis, des questions de droit (le proxénétisme est un délit) et d'éthique concernant l'exploitation des personnes.

Étymologie

Le verbe 'maquereauter' est dérivé du nom 'maquereau', qui désigne à la fois un poisson et, depuis le XVIe siècle, un entremetteur en matière de prostitution. Le terme 'maquereau' lui-même viendrait peut-être du moyen néerlandais 'makelaer', signifiant 'courtier' ou 'intermédiaire'. L'évolution sémantique associe l'idée d'intermédiation à une activité malhonnête ou véreuse.

💬 Exemples d'utilisation

1

"Dans le roman naturaliste, certains personnages sont décrits comme vivant en maquereautant."

2

"Ce terme argotique, 'maquereauter', est souvent remplacé dans le langage contemporain par 'faire du proxénétisme'."

3

"Il ne faut pas confondre : un simple intermédiaire commercial n'est pas en train de 'maquereauter', ce verbe implique une exploitation malhonnête et illégale."

💡 À retenir

Ce mot, bien que rare dans le langage courant aujourd'hui, est important à connaître pour comprendre des textes littéraires ou historiques évoquant la société et ses marges. Il illustre comment la langue peut créer des verbes à partir de noms ('maquereau') pour désigner une activité. Son étude permet aussi d'aborder, avec un vocabulaire précis, des questions de droit (le proxénétisme est un délit) et d'éthique concernant l'exploitation des personnes.

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