mitres
Définition
Les mitres (nom féminin pluriel) désignent des coiffes cérémonielles rigides et hautes, caractéristiques de certains dignitaires religieux, principalement dans les Églises catholique, orthodoxe et anglicane. Traditionnellement portée par les évêques, abbés et parfois d'autres prélats lors des célébrations liturgiques solennelles, la mitre se compose de deux parties pointues (appelées « cornes » ou « pointes ») s'élevant vers le haut, souvent reliées par deux bandes de tissu (les « fanons » ou « infules ») tombant dans le dos. Historiquement, son symbolisme est riche : elle représente à la fois l'autorité spirituelle de celui qui la porte et les deux Testaments de la Bible (l'Ancien et le Nouveau), ou encore les langues de feu de la Pentecôte. Fabriquée en tissu précieux (soie, brocart), ornée de broderies, de pierreries et de motifs religieux (croix, agneaux), elle varie en forme et en richesse selon les rites, les époques et le rang du porteur. Au-delà du christianisme, le terme peut aussi désigner, par analogie de forme, des coiffes similaires dans d'autres contextes historiques ou culturels.
Définition simple
Les mitres sont de hautes coiffes pointues et rigides, portées surtout par les évêques lors des grandes cérémonies religieuses. Elles sont souvent très décorées et symbolisent leur autorité.
✏️Exemples d'utilisation
- •"L'évêque a revêtu ses habits pontificaux, ajustant avec soin sa mitre brodée d'or avant la procession."
- •"Dans le trésor de la cathédrale, on peut admirer plusieurs mitres anciennes datant du Moyen Âge."
- •"Par extension, le menuisier a réalisé une 'mitre' parfaite pour assembler les deux baguettes d'encadrement à 45 degrés."
💡À retenir
Il est important de distinguer la mitre d'autres coiffes religieuses comme la tiare papale (à triple couronne) ou le simple calot. Son port est réservé à des moments précis de la liturgie. Dans un sens plus large et moins courant, le mot "mitre" peut aussi désigner un joint d'angle en menuiserie ou en plomberie, en raison de sa forme angulaire rappelant celle de la coiffe. Ce terme appartient donc principalement au vocabulaire de l'histoire, de l'art et des religions.
