neptuniens
Définition
En géologie historique, l'adjectif 'neptuniens' qualifie les roches, les minéraux ou les processus géologiques dont la formation est attribuée principalement à l'action de l'eau à la surface de la Terre. Ce terme est issu d'une théorie scientifique ancienne, le 'neptunisme', développée à la fin du XVIIIe siècle par le géologue Abraham Gottlob Werner. Les neptunistes pensaient que toutes les roches, y compris le granite, s'étaient formées par précipitation ou sédimentation dans un océan primitif universel qui aurait ensuite reculé. Ils s'opposaient aux 'plutonistes' (comme James Hutton) qui attribuaient la formation de nombreuses roches à l'action de la chaleur interne de la Terre (volcans, magma). Aujourd'hui, on sait que les deux processus (eau et feu) interviennent, mais le terme 'neptunien' est surtout utilisé dans un contexte historique pour décrire cette école de pensée. On l'emploie parfois encore pour désigner spécifiquement des formations ou des altérations de roches clairement liées à l'eau (ex: ciment neptunien).
Définition simple
'Neptuniens' décrit les roches ou les idées des anciens scientifiques qui croyaient que toutes les pierres venaient de l'eau, comme les sédiments au fond de la mer. C'était une théorie importante avant qu'on ne découvre le rôle des volcans.
✏️Exemples d'utilisation
- •"Les géologues du XIXe siècle qualifiaient le calcaire de roche 'neptunienne' car il se forme en milieu aquatique."
- •"La théorie neptunienne de Werner a dominé la géologie pendant plusieurs décennies."
- •"Une faille peut être remplie d'un ciment neptunien, c'est-à-dire déposé par circulation d'eaux souterraines."
💡À retenir
Le débat entre neptunistes et plutonistes a été fondamental pour la naissance de la géologie moderne. Bien que la théorie neptunienne dans sa forme extrême (toutes les roches viennent de l'eau) soit abandonnée, elle a permis de mettre en lumière le rôle crucial des processus sédimentaires. Aujourd'hui, on reconnaît parfaitement l'action de l'eau (érosion, transport, sédimentation) et celle de la chaleur interne (magmatisme, métamorphisme) dans le cycle des roches.
