quartidi
Définition
Le quartidi est le quatrième jour d'une décade dans le calendrier républicain français, utilisé de 1793 à 1805. Ce calendrier révolutionnaire, créé pour rompre avec les traditions chrétiennes, divisait l'année en 12 mois de 30 jours chacun, chaque mois étant séparé en trois décades (périodes de 10 jours). Ainsi, le quartidi correspondait systématiquement au quatrième jour de chaque décade. Contrairement à notre semaine de 7 jours, la décade n'incluait qu'un seul jour de repos : le décadi (dixième jour). Le quartidi était donc un jour ouvrable ordinaire. Chaque jour de l'année portait un nom lié à la nature, à l'agriculture ou aux outils, reflétant les valeurs républicaines. Par exemple, dans le mois des Vendémiaire (mois des vendanges), le quartidi pouvait s'appeler "Safran" ou "Colchique". Ce système calendaire illustre la volonté des révolutionnaires de réorganiser le temps selon des principes rationnels et laïques.
Définition simple
Le quartidi était le quatrième jour d'une période de dix jours (une décade) dans un ancien calendrier créé pendant la Révolution française. Il remplaçait les jours de la semaine comme jeudi ou vendredi.
✏️Exemples d'utilisation
- •"Dans le calendrier républicain, le quartidi de la première décade de Brumaire était dédié à la betterave."
- •"Les archives montrent qu'une fête civique était parfois organisée le quartidi, bien que le jour de repos officiel fût le décadi."
- •"Pour convertir une date du calendrier républicain en date grégorienne, il faut connaître le mois, la décade et le quantième (comme le quartidi)."
💡À retenir
Le quartidi est plus qu'un simple terme de calendrier ; c'est un témoignage historique de la volonté de rupture avec l'Ancien Régime. En supprimant la semaine de sept jours et les saints du calendrier, les révolutionnaires voulaient créer une nouvelle société basée sur la raison et les valeurs républicaines. L'étude du quartidi nous permet de comprendre comment une société peut chercher à redéfinir sa relation au temps et à l'histoire. Son abandon en 1805 montre les limites d'une réforme trop radicale face aux habitudes culturelles et religieuses profondément ancrées.
