rouer
Définition
Le verbe "rouer" possède deux sens principaux, dont l'un est aujourd'hui historique. Son sens le plus connu et le plus fort est : frapper quelqu'un à coups redoublés, souvent avec un bâton, un fouet ou un instrument contondant, jusqu'à le mettre dans un état pitoyable. Ce sens évoque un châtiment corporel extrêmement violent. Historiquement, il est associé à l'expression "rouer de coups" et au supplice de la roue, un mode d'exécution public et cruel pratiqué sous l'Ancien Régime, où le condamné avait les membres brisés sur une roue. Le second sens, plus rare et littéraire, signifie "tourner" ou "faire tourner", comme dans l'expression "rouer les yeux" (les tourner vivement). Aujourd'hui, "rouer" est presque exclusivement utilisé au sens figuré dans des expressions comme "se faire rouer de coups" (être battu sévèrement) ou "rouer quelqu'un de reproches" (l'accabler de critiques).
Définition simple
"Rouer" veut dire frapper très fort et beaucoup de fois, comme dans "rouer de coups". Autrefois, c'était un terrible châtiment. Ça peut aussi dire, dans un langage soutenu, tourner (comme des yeux).
✏️Exemples d'utilisation
- •"Les bandits l'ont roué de coups pour lui voler son portefeuille."
- •"Dans le roman historique, le personnage est condamné à être roué vif sur la place publique."
- •"Elle le roua de reproches après avoir découvert la vérité."
💡À retenir
Il est important de distinguer l'usage courant et figuré d'aujourd'hui du sens historique précis. Le supplice de la roue, aboli en France en 1791, a profondément marqué la langue. Quand on dit "il s'est fait rouer de coups", on imagine une violence intense et répétée, même si l'image de la roue n'est plus consciente. Le sens de "tourner" survit dans quelques expressions figées ou dans un registre littéraire, mais il est beaucoup moins utilisé.
