transsubstantiation
Définition
La transsubstantiation est un concept théologique central du catholicisme qui décrit le changement de substance opéré lors de l'Eucharistie. Selon cette doctrine, lors de la consécration par le prêtre, la substance intime du pain et du vin est transformée en la substance du corps et du sang de Jésus-Christ, tandis que les apparences sensibles (goût, couleur, forme) du pain et du vin, appelées 'accidents', demeurent inchangées. Ce changement est considéré comme réel et substantiel, et non symbolique. Définie de manière formelle au quatrième concile du Latran (1215) et confirmée par le concile de Trente (XVIe siècle), cette doctrine distingue la foi catholique des interprétations protestantes qui voient plutôt dans le pain et le vin des symboles ou des signes de la présence du Christ. Elle repose sur une lecture littérale des paroles du Christ lors de la Cène : 'Ceci est mon corps... ceci est mon sang.' La transsubstantiation est donc le processus par lequel le Christ devient réellement présent sous les espèces eucharistiques.
Définition simple
Dans la religion catholique, la transsubstantiation est l'idée que pendant la messe, le pain et le vin deviennent vraiment le corps et le sang de Jésus-Christ, même s'ils gardent l'apparence du pain et du vin.
✏️Exemples d'utilisation
- •"Le catéchisme explique le mystère de la transsubstantiation lors de l'Eucharistie."
- •"La doctrine de la transsubstantiation fut un point de désaccord majeur lors de la Réforme protestante."
- •"Pour les croyants, la foi en la transsubstantiation est essentielle à la participation à la communion."
💡À retenir
Ce concept philosophique et théologique complexe utilise la distinction entre 'substance' (ce qu'une chose est vraiment en elle-même) et 'accidents' (ses propriétés perceptibles comme la couleur ou la forme). Il ne s'agit donc pas d'un changement chimique ou physique observable, mais d'une transformation de la réalité profonde des éléments, affirmée par la foi. Cette doctrine est spécifique au catholicisme romain ; les Églises orthodoxes parlent plutôt de 'métabolè' (changement) sans entrer dans les explications philosophiques, et la plupart des Églises protestantes la rejettent au profit d'une présence symbolique ou spirituelle.
