📦Nom féminin/a.ʁe.flɛk.si/rare

aréflexie

#médecine#neurologie#symptôme

Définition

L'aréflexie est un terme médical désignant l'absence totale ou la disparition des réflexes ostéotendineux (également appelés réflexes myotatiques). Ces réflexes sont des réactions musculaires involontaires, rapides et stéréotypées, déclenchées par l'étirement d'un muscle ou de son tendon, généralement testés par le médecin à l'aide d'un petit marteau. Ils constituent un élément essentiel de l'examen neurologique car ils renseignent sur l'intégrité des voies nerveuses qui les contrôlent : le nerf sensitif qui capte l'étirement, la moelle épinière où se fait la connexion, et le nerf moteur qui commande la contraction musculaire en réponse. L'aréflexie n'est donc pas une maladie en soi, mais un signe clinique qui indique une atteinte de ce circuit réflexe. Elle peut être localisée (touchant un membre ou un groupe musculaire spécifique) ou généralisée. Sa présence oriente le diagnostic vers diverses pathologies affectant le système nerveux périphérique, comme certaines neuropathies, ou la moelle épinière.

Définition simple

L'aréflexie, c'est quand les réflexes normaux du corps, comme le petit coup de genou après une tape avec un marteau médical, ne se produisent plus. C'est un signe que les nerfs qui commandent ces réactions automatiques ne fonctionnent pas correctement.

✏️Exemples d'utilisation

  • "Le neurologue a constaté une aréflexie achilléenne bilatérale, signant une atteinte des racines nerveuses sacrées."
  • "Dans le syndrome de Guillain-Barré, une polyradiculonévrite aiguë, l'aréflexie généralisée est un critère diagnostique majeur."
  • "Après un traumatisme de la moelle épinière, une aréflexie peut être observée dans la phase initiale de choc spinal en dessous du niveau de la lésion."

💡À retenir

Il est important de distinguer l'aréflexie de l'hyporéflexie (réflexes diminués mais présents). Son interprétation dépend du contexte : une aréflexie généralisée est souvent le signe d'une atteinte diffuse des nerfs périphériques, tandis qu'une aréflexie localisée peut pointer vers une lésion d'un nerf ou d'une racine nerveuse précise. C'est un élément objectif et crucial pour le neurologue, qui le corrèle avec d'autres symptômes (faiblesse musculaire, troubles sensitifs) pour établir un diagnostic.

Étymologie

Le terme 'aréflexie' est formé du préfixe privatif 'a-' (du grec 'a-', indiquant l'absence) et du mot 'réflexe', lui-même issu du latin 'reflexus' (action de se replier, de réfléchir). Littéralement, il désigne donc 'l'absence de réflexe'. Ce mot appartient au vocabulaire médical et neurologique, utilisé pour décrire un état pathologique spécifique.

💬 Exemples d'utilisation

1

"Le neurologue a constaté une aréflexie achilléenne bilatérale, signant une atteinte des racines nerveuses sacrées."

2

"Dans le syndrome de Guillain-Barré, une polyradiculonévrite aiguë, l'aréflexie généralisée est un critère diagnostique majeur."

3

"Après un traumatisme de la moelle épinière, une aréflexie peut être observée dans la phase initiale de choc spinal en dessous du niveau de la lésion."

💡 À retenir

Il est important de distinguer l'aréflexie de l'hyporéflexie (réflexes diminués mais présents). Son interprétation dépend du contexte : une aréflexie généralisée est souvent le signe d'une atteinte diffuse des nerfs périphériques, tandis qu'une aréflexie localisée peut pointer vers une lésion d'un nerf ou d'une racine nerveuse précise. C'est un élément objectif et crucial pour le neurologue, qui le corrèle avec d'autres symptômes (faiblesse musculaire, troubles sensitifs) pour établir un diagnostic.

Explorer par lettre

Dico