📦Nom féminin/ɡyz.la/rare

guzla

#musique#instrument#Balkans

Définition

La guzla (ou gusle) est un instrument de musique traditionnel à cordes frottées, caractéristique des cultures des Balkans, notamment en Serbie, Croatie, Bosnie-Herzégovine, Monténégro et Albanie. Cet instrument archaique se compose d'une caisse de résonance généralement taillée dans une seule pièce de bois (souvent de l'érable), recouverte d'une peau animale tendue, et d'un manche court sans frettes. Il ne possède qu'une seule corde en crin de cheval, que l'on frotte avec un archet courbe. La guzla est indissociable de la tradition épique des Balkans : les guzlari (joueurs de guzla) accompagnent de leur musique la récitation de longs poèmes narratifs célébrant les héros historiques ou légendaires, comme le cycle de Kraljević Marko. La technique de jeu est particulière, avec un son nasillard et monocorde qui soutient la déclamation du chant. Plus qu'un simple instrument, la guzla représente un lien vivant avec la mémoire collective et l'identité culturelle des peuples slaves du Sud.

Définition simple

La guzla est un vieil instrument de musique des Balkans, avec une seule corde frottée par un archet. Les musiciens s'en servent pour chanter de longues histoires sur les héros du passé.

✏️Exemples d'utilisation

  • "Le vieux guzlar interprétait des épopées serbes en s'accompagnant de sa guzla."
  • "Dans le musée ethnographique, une guzla du XIXe siècle était exposée à côté de costumes traditionnels."
  • "Prosper Mérimée publia en 1827 un recueil de poèmes prétendument traduits de l'illyrien, intitulé "La Guzla"."

💡À retenir

La guzla illustre comment un objet culturel peut transmettre l'histoire et les valeurs d'un peuple. Son étude permet d'aborder plusieurs notions : l'ethnomusicologie (étude des musiques traditionnelles), la transmission orale dans les sociétés sans écriture, et le rôle des arts dans la construction identitaire. En classe, on pourrait la comparer à d'autres instruments narratifs comme le kora africain ou le luth des troubadours médiévaux.

Étymologie

Le mot "guzla" vient du serbo-croate "gusle", lui-même issu du vieux slave "goslŭ" qui désignait un instrument à cordes. Il est entré dans la langue française au début du XIXe siècle, popularisé par les récits de voyageurs en Europe orientale. Le poète Prosper Mérimée l'a notamment fait connaître dans sa nouvelle "La Guzla" (1827), bien qu'il s'agisse d'une mystification littéraire.

💬 Exemples d'utilisation

1

"Le vieux guzlar interprétait des épopées serbes en s'accompagnant de sa guzla."

2

"Dans le musée ethnographique, une guzla du XIXe siècle était exposée à côté de costumes traditionnels."

3

"Prosper Mérimée publia en 1827 un recueil de poèmes prétendument traduits de l'illyrien, intitulé "La Guzla"."

💡 À retenir

La guzla illustre comment un objet culturel peut transmettre l'histoire et les valeurs d'un peuple. Son étude permet d'aborder plusieurs notions : l'ethnomusicologie (étude des musiques traditionnelles), la transmission orale dans les sociétés sans écriture, et le rôle des arts dans la construction identitaire. En classe, on pourrait la comparer à d'autres instruments narratifs comme le kora africain ou le luth des troubadours médiévaux.

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