ouaouaron
Définition
Le ouaouaron (Lithobates catesbeianus) est la plus grande grenouille d'Amérique du Nord, appartenant à la famille des Ranidés. Aussi appelée "grenouille-taureau" en raison de sa taille imposante et de son puissant coassement ressemblant au mugissement d'un bovin, elle peut mesurer jusqu'à 20 cm de long (sans les pattes) et peser plus de 500 grammes. Cet amphibien se distingue par son corps robuste, sa peau verruqueuse de couleur verte à brune, et ses tympans circulaires très visibles derrière les yeux, particulièrement grands chez le mâle. Il vit principalement dans les étangs, les lacs et les cours d'eau à faible courant, où il est un prédateur vorace se nourrissant d'insectes, de petits poissons, d'écrevisses, et même d'autres grenouilles ou de petits rongeurs. Son chant, un profond "jug-o-rum" ou "oua-oua-ron" retentissant, sert à marquer son territoire et à attirer les femelles pendant la saison des amours, principalement au printemps et en été. Originaire de l'est de l'Amérique du Nord, il a été introduit dans de nombreuses autres régions du monde, où il est parfois considéré comme une espèce invasive.
Définition simple
Le ouaouaron est une énorme grenouille, la plus grosse d'Amérique du Nord. On l'appelle aussi grenouille-taureau à cause de son gros corps et de son cri puissant qui ressemble au beuglement d'une vache. Il vit dans les étangs et mange presque tout ce qu'il peut attraper.
✏️Exemples d'utilisation
- •"Le coassement grave du ouaouaron résonnait dans l'étang toute la nuit."
- •"Lors de notre excursion en forêt, nous avons observé un énorme ouaouaron immobile sur un nénuphar."
- •"Le ouaouaron est une espèce introduite qui pose problème dans certaines zones humides européennes."
💡À retenir
Le terme "ouaouaron" est surtout utilisé au Canada (particulièrement au Québec) et dans les régions francophones d'Amérique du Nord. En France et dans d'autres pays francophones, on utilise plus couramment le nom "grenouille-taureau". Sa présence est un bon indicateur de la santé d'un écosystème aquatique, mais son introduction dans des milieux non-natifs peut déséquilibrer la faune locale en raison de son appétit et de sa compétitivité. Son étude intéresse les herpétologues (spécialistes des amphibiens et reptiles).
