déguenillées
Définition
L'adjectif "déguenillées" (forme féminine plurielle de "déguenillé") qualifie des personnes, généralement des femmes ou des filles, dont les vêtements sont en très mauvais état, usés jusqu'à la corde, déchirés, sales et semblables à des haillons. Cet état vestimentaire traduit souvent une grande pauvreté matérielle, un manque de moyens pour se vêtir correctement, ou parfois un mode de vie marginal ou itinérant. Au-delà de la simple description physique, le terme évoque une image de misère, de dénuement et parfois d'abandon social. Il peut s'appliquer à des personnes réelles comme à des personnages de fiction (dans les contes, les romans réalistes du XIXe siècle décrivant la condition ouvrière, ou les récits de voyage). On l'emploie aussi de manière métaphorique pour décrire quelque chose de très abîmé, délabré ou en loques, comme une voile "déguenillée" sur un vieux bateau. Il est important de noter que ce mot a une connotation plutôt négative et peut être perçu comme péjoratif ou blessant s'il est utilisé pour décrire une personne directement.
Définition simple
Être déguenillée, pour une fille ou une femme, c'est porter des vêtements très vieux, troués, sales et en lambeaux, comme des chiffons. Cela montre souvent qu'elle est très pauvre et n'a pas les moyens d'avoir de beaux habits.
✏️Exemples d'utilisation
- •"Dans le roman, les orphelines déguenillées mendiaient du pain à la sortie de la boulangerie."
- •"Les photographies du XIXe siècle montrent parfois des enfants des rues, le visage sale et déguenillés."
- •"Après des semaines de marche, leurs robes n'étaient plus que des chiffons déguenillés."
💡À retenir
Le mot "déguenillées" est plus fort et plus évocateur que des synonymes comme "mal habillées" ou "en haillons". Il peint une image immédiate de précarité et de détresse matérielle. Dans la littérature, il est souvent utilisé pour susciter la pitié ou pour critiquer les inégalités sociales. Aujourd'hui, on le rencontre surtout dans des descriptions littéraires, historiques ou journalistiques, car dans le langage courant, on préfère souvent des expressions moins dures pour éviter de stigmatiser.
