🎨Adjectif//de.pʁa.ve//courant

dépravé

#morale#corruption#comportement

Définition

Un être ou un comportement dépravé désigne ce qui est profondément corrompu, perverti ou dégradé sur le plan moral. Cela implique une déviation importante et volontaire des normes éthiques, des valeurs sociales ou des principes de bien communément admis. La dépravation suggère souvent une habitude, un état installé plutôt qu'un acte isolé : une personne dépravée a généralement adopté et normalisé des conduites jugées immorales, excessives ou nuisibles. Ce terme est fort et porte un jugement moral sévère. Il peut s'appliquer à des individus (un tyran dépravé), à des goûts (des plaisirs dépravés) ou à des sociétés (une époque dépravée). Il évoque l'idée d'une chute, d'une dégénérescence par rapport à un état initial supposé sain ou innocent. Attention : son usage est puissant et souvent polémique, car il qualifie de manière absolue et négative.

Définition simple

Quelqu'un ou quelque chose de dépravé est très mal tourné sur le plan moral. C'est corrompu, perverti, et cela va à l'encontre de ce qui est généralement considéré comme bon et juste.

✏️Exemples d'utilisation

  • "Le roman dépeint un aristocrate dépravé, noyé dans la débauche et l'égoïsme."
  • "Certains considèrent ces pratiques comme des divertissements dépravés."
  • "Le conte moral met en garde contre l'esprit dépravé par la richesse et le pouvoir."

💡À retenir

Le terme "dépravé" est un mot fort du registre moral. Il ne décrit pas une simple erreur ou un défaut, mais une corruption profonde et souvent choisie. En littérature ou en histoire, il sert à condamner sévèrement des personnages ou des périodes (ex : les empereurs romains dits "dépravés"). Il est important de comprendre qu'il repose sur une norme de ce qui est "bon" : ce qui est dépravé pour une société ou une époque peut ne pas l'être pour une autre. Son utilisation appelle donc à la prudence et à la contextualisation.

Étymologie

Le mot "dépravé" vient du latin "depravatus", participe passé de "depravare", qui signifie "déformer, pervertir". Il est composé du préfixe "de-" (indiquant une dégradation) et de "pravus" (tordu, mauvais). Il est entré en français au XIVe siècle avec le sens de "corrompu moralement".

💬 Exemples d'utilisation

1

"Le roman dépeint un aristocrate dépravé, noyé dans la débauche et l'égoïsme."

2

"Certains considèrent ces pratiques comme des divertissements dépravés."

3

"Le conte moral met en garde contre l'esprit dépravé par la richesse et le pouvoir."

💡 À retenir

Le terme "dépravé" est un mot fort du registre moral. Il ne décrit pas une simple erreur ou un défaut, mais une corruption profonde et souvent choisie. En littérature ou en histoire, il sert à condamner sévèrement des personnages ou des périodes (ex : les empereurs romains dits "dépravés"). Il est important de comprendre qu'il repose sur une norme de ce qui est "bon" : ce qui est dépravé pour une société ou une époque peut ne pas l'être pour une autre. Son utilisation appelle donc à la prudence et à la contextualisation.

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