🏃Verbe//ɡʁa.sja//rare

graciât

#verbe#littéraire#ancien

Définition

"Graciât" est la troisième personne du singulier de l'imparfait du subjonctif du verbe "gracie", une forme ancienne et littéraire du verbe moderne "gracier". Ce temps et ce mode expriment une action incertaine, hypothétique, ou dépendant d'une condition, située dans le passé. Utiliser "graciât" implique donc un contexte du type : "Il fallait que... il graciât", "Je souhaitais que... il graciât". Le verbe "gracier" signifie accorder sa grâce à quelqu'un, c'est-à-dire lui pardonner officiellement une peine, généralement une peine de mort ou une lourde condamnation, par un acte de clémence souverain (du roi, d'un président). On parle ainsi de "gracier un condamné". Aujourd'hui, cette forme "graciât" n'est pratiquement plus employée à l'oral et est réservée à la littérature classique ou à un style très soutenu. On lui préfère la forme du présent du subjonctif "qu'il gracie" ou des tournures différentes.

Définition simple

"Graciât" est une ancienne façon de dire "qu'il pardonne" ou "qu'il libère" un prisonnier, utilisée dans les livres anciens. Cela exprime un souhait ou une condition dans le passé.

✏️Exemples d'utilisation

  • "Le roi exigea que le juge graciât le prisonnier en raison de son jeune âge."
  • "Il était improbable que le gouverneur graciât tous les rebelles."
  • "Dans le roman, l'auteur écrit : 'Bien qu'il l'eût offensé, il voulut que son cœur graciât l'offense.'"

💡À retenir

Il est crucial de comprendre que "graciât" appartient au registre de la langue littéraire et historique. Le rencontrer signale souvent un texte du 19e siècle ou antérieur. Son analyse passe par la reconnaissance du mode subjonctif (exprimant un souhait, un doute) et du temps imparfait (action passée). Cela illustre comment la langue évolue : un terme courant autrefois ("gracie") et un temps fréquent (l'imparfait du subjonctif) sont devenus archaïques.

Étymologie

Le verbe "gracie" (dont "graciât" est une forme) vient du latin "gratia", signifiant "grâce, faveur, remerciement". En ancien français, il a évolué vers "gracier" avec le sens d'accorder une faveur ou une remise de peine. La terminaison "-ât" est caractéristique de l'imparfait du subjonctif, un temps littéraire aujourd'hui.

💬 Exemples d'utilisation

1

"Le roi exigea que le juge graciât le prisonnier en raison de son jeune âge."

2

"Il était improbable que le gouverneur graciât tous les rebelles."

3

"Dans le roman, l'auteur écrit : 'Bien qu'il l'eût offensé, il voulut que son cœur graciât l'offense.'"

💡 À retenir

Il est crucial de comprendre que "graciât" appartient au registre de la langue littéraire et historique. Le rencontrer signale souvent un texte du 19e siècle ou antérieur. Son analyse passe par la reconnaissance du mode subjonctif (exprimant un souhait, un doute) et du temps imparfait (action passée). Cela illustre comment la langue évolue : un terme courant autrefois ("gracie") et un temps fréquent (l'imparfait du subjonctif) sont devenus archaïques.

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