🏃Verbe/ɡʁa.sje/courant

gracier

#droit#pouvoir#pardon

Définition

Gracier est un verbe qui désigne l'action, pour une autorité souveraine (comme un président ou un monarque), d'accorder son pardon à une personne condamnée par la justice, en lui remettant tout ou partie de sa peine. Cet acte de clémence est une prérogative exceptionnelle qui suspend l'exécution d'une sanction pénale sans effacer la condamnation elle-même (contrairement à une amnistie). Gracier relève donc d'une décision discrétionnaire et personnelle du chef de l'État, souvent motivée par des raisons humanitaires, l'évolution du comportement du condamné, ou des circonstances particulières. Il ne s'agit pas de nier la faute ou l'arrêt de justice, mais d'intervenir dans l'application de la peine par un geste de miséricorde. Historiquement, le droit de grâce est un attribut régalien, c'est-à-dire lié à la fonction suprême de l'État.

Définition simple

Gracier, c'est quand le président (ou un roi) décide de pardonner à quelqu'un qui a été condamné par la justice. Cela permet à la personne de ne pas faire toute sa peine de prison, par exemple. C'est un acte de clémence exceptionnel.

✏️Exemples d'utilisation

  • "Le président de la République a décidé de gracier plusieurs condamnés à l'occasion de la fête nationale."
  • "Dans cette histoire, le roi gracie le prisonnier qui lui a sauvé la vie."
  • "La grâce présidentielle est un pouvoir qui permet au chef de l'État de gracier un individu."

💡À retenir

Il est important de distinguer "gracier" de termes proches. Une "amnistie" efface la condamnation comme si elle n'avait jamais existé, tandis qu'une "grâce" (le nom de l'acte de gracier) ne supprime que l'exécution de la peine. Par ailleurs, on gracie une personne, pas un crime. Cet acte symbolise la coexistence de la rigueur de la loi et de la possibilité d'une clémence souveraine, souvent au cœur de débats éthiques et politiques.

Étymologie

Le verbe "gracier" vient du latin "gratia", qui signifie "faveur", "grâce" ou "remerciement". En ancien français, "grace" désignait la miséricorde ou le pardon accordé par un supérieur. Le terme s'est spécialisé dans le domaine juridique pour désigner l'acte de pardonner une peine, tout en conservant son lien avec la notion de bienveillance et de faveur exceptionnelle.

💬 Exemples d'utilisation

1

"Le président de la République a décidé de gracier plusieurs condamnés à l'occasion de la fête nationale."

2

"Dans cette histoire, le roi gracie le prisonnier qui lui a sauvé la vie."

3

"La grâce présidentielle est un pouvoir qui permet au chef de l'État de gracier un individu."

💡 À retenir

Il est important de distinguer "gracier" de termes proches. Une "amnistie" efface la condamnation comme si elle n'avait jamais existé, tandis qu'une "grâce" (le nom de l'acte de gracier) ne supprime que l'exécution de la peine. Par ailleurs, on gracie une personne, pas un crime. Cet acte symbolise la coexistence de la rigueur de la loi et de la possibilité d'une clémence souveraine, souvent au cœur de débats éthiques et politiques.

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