📦Nom féminin//lɔk//courant

loques

#vêtement#état#métaphore

Définition

Le nom féminin pluriel "loques" désigne principalement des vêtements ou des morceaux d'étoffe usés, déchirés, en lambeaux, qui ont perdu leur forme et leur fonction d'origine. Au sens propre, on parle ainsi des "loques" d'un mendiant ou des "loques" qui pendent d'un drapeau déchiqueté par le vent. Le terme véhicule une forte connotation de misère, de pauvreté et d'abandon. Par extension métaphorique, "loques" peut qualifier une personne physiquement ou moralement épuisée, brisée, qui a perdu toute énergie et toute dignité, comme dans l'expression "être réduit à l'état de loque humaine". Il évoque alors un effondrement complet, une perte de consistance et de volonté. Le mot s'emploie aussi parfois pour décrire des objets totalement délabrés ou hors d'usage. Son utilisation crée toujours une image forte de déchéance et de fragmentation.

Définition simple

Des loques, ce sont des vieux vêtements tellement usés et déchirés qu'ils sont en lambeaux. On peut aussi dire d'une personne très fatiguée ou triste qu'elle est "comme une loque", c'est-à-dire sans énergie.

✏️Exemples d'utilisation

  • "Après la tempête, le vieux drapeau n'était plus que des loques accrochées à son mât."
  • "Épuisé par sa maladie, il n'était plus que l'ombre de lui-même, une loque humaine."
  • "Le sans-abri était vêtu de loques inefficaces contre le froid hivernal."

💡À retenir

Le mot "loques" est intéressant car il fonctionne à deux niveaux : le concret (les chiffons, les lambeaux) et le figuré (l'épuisement moral). Cette double dimension en fait un terme puissant en littérature pour décrire la misère ou le désespoir. Il est souvent utilisé pour créer un contraste frappant, par exemple entre la tenue élégante d'un personnage et les "loques" d'un autre, soulignant ainsi les inégalités sociales. Sa sonorité rude (/lɔk/) renforce l'idée de quelque chose d'abîmé et de sans valeur.

Étymologie

Le mot "loques" vient du vieux français "loque", lui-même issu du francique "*lokka" signifiant "mèche de cheveux" ou "torchon". Cette origine germanique évoque déjà l'idée de quelque chose de déchiré ou d'effiloché. Au fil des siècles, le terme a conservé cette notion de fragment, de lambeau, tout en s'étendant métaphoriquement à l'état de délabrement physique ou moral.

💬 Exemples d'utilisation

1

"Après la tempête, le vieux drapeau n'était plus que des loques accrochées à son mât."

2

"Épuisé par sa maladie, il n'était plus que l'ombre de lui-même, une loque humaine."

3

"Le sans-abri était vêtu de loques inefficaces contre le froid hivernal."

💡 À retenir

Le mot "loques" est intéressant car il fonctionne à deux niveaux : le concret (les chiffons, les lambeaux) et le figuré (l'épuisement moral). Cette double dimension en fait un terme puissant en littérature pour décrire la misère ou le désespoir. Il est souvent utilisé pour créer un contraste frappant, par exemple entre la tenue élégante d'un personnage et les "loques" d'un autre, soulignant ainsi les inégalités sociales. Sa sonorité rude (/lɔk/) renforce l'idée de quelque chose d'abîmé et de sans valeur.

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