serf
Définition
Un serf est, dans la société féodale du Moyen Âge (environ du Xe au XVe siècle), un paysan qui n'est pas libre. Contrairement à un esclave antique qui est considéré comme un bien meuble, le serf est attaché à la terre (la "glebe") qu'il cultive et appartient à un seigneur. Il ne peut ni quitter cette terre, ni se marier, ni vendre ses biens sans l'autorisation et le paiement d'une taxe à son seigneur. En échange de la protection militaire et judiciaire que lui offre le seigneur (souvent depuis son château fort), le serf doit effectuer des corvées (travaux agricoles gratuits sur les terres du seigneur, les "réserves") plusieurs jours par semaine. Il doit aussi payer diverses redevances, comme le cens (pour l'utilisation de sa parcelle, la "tenure") et des taxes sur l'utilisation du moulin, du four ou du pressoir du seigneur. Sa condition se transmettait par héritage. La vie du serf était donc entièrement soumise à l'autorité et aux exigences de son seigneur, faisant de lui le pilier économique mais aussi la classe sociale la plus défavorisée du système féodal.
Définition simple
Au Moyen Âge, un serf est un paysan qui travaille la terre d'un seigneur. Il n'est pas libre : il ne peut pas quitter la terre et doit donner une grande partie de sa récolte et de son temps au seigneur en échange de sa protection.
✏️Exemples d'utilisation
- •"Le serf devait moissonner le blé de la réserve seigneuriale trois jours par semaine."
- •"Contrairement au vilain qui était un paysan libre, le serf ne pouvait pas quitter le domaine sans permission."
- •"L'affranchissement était un acte par lequel un seigneur libérait un serf de sa condition."
💡À retenir
La condition servile a progressivement disparu en Europe de l'Ouest à la fin du Moyen Âge, souvent remplacée par le métayage ou le fermage où le paysan est plus libre. Le servage a persisté beaucoup plus longtemps en Europe de l'Est, notamment en Russie jusqu'en 1861. Le terme "serf" est donc fortement ancré dans le contexte historique médiéval et illustre les inégalités profondes de la société d'ordres. Il permet de comprendre les fondements économiques et sociaux de la féodalité.
