📦Nom masculin/ky.be.ni/courant

cul-bénit

#religion#péjoratif#caricature

Définition

Un cul-bénit est une personne, généralement une femme âgée, qui affiche une dévotion religieuse excessive, ostentatoire et souvent hypocrite. Ce terme péjoratif désigne quelqu'un qui passe beaucoup de temps à l'église, participe à tous les offices avec un zèle exagéré, mais dont le comportement pieux semble davantage motivé par le paraître et la routine que par une foi sincère. L'expression suggère que cette personne est plus attachée aux apparences de la piété (comme s'asseoir sur les bancs d'église) qu'à la spiritualité véritable. Historiquement, le cul-bénit est souvent représenté comme une bigote, pointilleuse sur les rites et les traditions, mais peu charitable dans la vie quotidienne. Ce stéréotype littéraire et social critique l'hypocrisie religieuse où les formes prennent le pas sur le fond.

Définition simple

Un cul-bénit est une personne qui fait trop semblant d'être très croyante, surtout pour que les autres le remarquent. Elle passe beaucoup de temps à l'église mais n'est pas toujours gentille dans la vraie vie.

✏️Exemples d'utilisation

  • "Dans le roman, la vieille tante est décrite comme un vrai cul-bénit, toujours à l'église mais médisante avec ses voisines."
  • "Il traite les dévotes du quartier de culs-bénits car elles critiquent tout le monde après la messe."
  • "Ce n'est pas un croyant sincère, c'est juste un cul-bénit qui aime paraître pieux."

💡À retenir

Ce terme est intéressant car il révèle une critique sociale ancienne de l'hypocrisie religieuse. Il ne s'agit pas de critiquer la foi sincère, mais de moquer ceux qui utilisent la religion comme un masque ou un moyen de se donner une bonne image. Le mot est souvent employé avec humour ou ironie dans la littérature (chez Balzac ou Zola par exemple) pour décrire des personnages dont la piété est superficielle. Aujourd'hui, son usage est moins fréquent mais il reste compris.

Étymologie

Le terme "cul-bénit" apparaît au XVIe siècle. Il est composé de "cul" (au sens familier de "postérieur") et de "bénit" (participe passé de bénir). L'expression fait référence à une personne qui passe tellement de temps à genoux à l'église que son postérieur semble avoir été béni par le contact répété avec le banc ou le prie-Dieu.

💬 Exemples d'utilisation

1

"Dans le roman, la vieille tante est décrite comme un vrai cul-bénit, toujours à l'église mais médisante avec ses voisines."

2

"Il traite les dévotes du quartier de culs-bénits car elles critiquent tout le monde après la messe."

3

"Ce n'est pas un croyant sincère, c'est juste un cul-bénit qui aime paraître pieux."

💡 À retenir

Ce terme est intéressant car il révèle une critique sociale ancienne de l'hypocrisie religieuse. Il ne s'agit pas de critiquer la foi sincère, mais de moquer ceux qui utilisent la religion comme un masque ou un moyen de se donner une bonne image. Le mot est souvent employé avec humour ou ironie dans la littérature (chez Balzac ou Zola par exemple) pour décrire des personnages dont la piété est superficielle. Aujourd'hui, son usage est moins fréquent mais il reste compris.

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