📦Nom masculin//nɔ̃.ʁə.sə.vwaʁ//courant

non-recevoir

#droit#refus#argumentation

Définition

Le non-recevoir est un terme qui désigne, à l'origine dans le domaine juridique, le refus d'examiner une demande ou une argumentation, considérée comme irrecevable, c'est-à-dire qu'elle ne remplit pas les conditions nécessaires pour être prise en compte. Par extension, dans le langage courant, il s'agit d'un rejet net et définitif d'une proposition, d'une requête ou d'un argument, sans même en discuter le fond. On oppose ainsi le non-recevoir (qui porte sur la forme, l'admissibilité) à un simple refus (qui, lui, considère le contenu avant de le rejeter). Par exemple, un tribunal peut opposer un non-recevoir à une plainte déposée après la date limite. Dans un débat, opposer un non-recevoir à un argument, c'est refuser de le considérer comme valable, souvent parce qu'il est jugé hors sujet, irrecevable ou mal fondé en principe. C'est une manière de clore une discussion sur un point précis.

Définition simple

Un non-recevoir, c'est un refus catégorique. On dit "non" sans même discuter, parce que la demande ou l'argument n'est pas acceptable en lui-même. C'est comme si on disait : "Je ne peux même pas examiner ta question."

✏️Exemples d'utilisation

  • •"Le maire a opposé un non-recevoir à la pétition, car elle ne comportait pas assez de signatures valides."
  • •"Face à cette accusation infondée, son avocat a immédiatement soulevé un non-recevoir."
  • •"Dans le débat, il a mis un non-recevoir à l'argument de son adversaire, jugé hors du sujet principal."

💡À retenir

Comprendre le non-recevoir, c'est saisir une nuance importante dans l'art du refus ou du débat. Ce n'est pas simplement dire "non" à une idée (on pourrait en débattre), c'est refuser de considérer l'idée elle-même comme recevable. Cela implique souvent que des règles (de procédure, de politesse, de logique) ne sont pas respectées. En argumentation, c'est une technique pour écarter un point sans avoir à le contredire sur le fond. Son usage doit être mesuré, car il peut être perçu comme un coup d'arrêt brutal à la discussion.

Étymologie

Le terme "non-recevoir" est composé de la négation "non" et du substantif "recevoir", issu du latin "recipere" (accueillir, recevoir). Il apparaît en droit français au Moyen Âge pour désigner le refus d'accueillir une demande ou une prétention. L'expression s'est ensuite étendue au langage courant pour marquer un refus catégorique.

💬 Exemples d'utilisation

1

"Le maire a opposé un non-recevoir à la pétition, car elle ne comportait pas assez de signatures valides."

2

"Face à cette accusation infondée, son avocat a immédiatement soulevé un non-recevoir."

3

"Dans le débat, il a mis un non-recevoir à l'argument de son adversaire, jugé hors du sujet principal."

💡 À retenir

Comprendre le non-recevoir, c'est saisir une nuance importante dans l'art du refus ou du débat. Ce n'est pas simplement dire "non" à une idée (on pourrait en débattre), c'est refuser de considérer l'idée elle-même comme recevable. Cela implique souvent que des règles (de procédure, de politesse, de logique) ne sont pas respectées. En argumentation, c'est une technique pour écarter un point sans avoir à le contredire sur le fond. Son usage doit être mesuré, car il peut être perçu comme un coup d'arrêt brutal à la discussion.

Explorer par lettre

Dico